• Marques du temps

     

    De petites rides se sont formées

    Sans mon autorisation,

    Certains les ont appelées

    “mes rides d’expression”.

    Mes fossettes si enviées

    Se sont encore creusées

    Sans rien me demander.

    Elles m’ont contrariée.

    Mes boucles blondes

    Avec trop de rapidité

    Se sont transformées

    En couleur “colombe”

    Mes mains longues et fines

    Que l’on dit couleur “clair de lune”

    Se couvrent de taches brunes

    Et de petites ridules infimes.

    Ma silhouette élancée

    N’a pas encore pris le temps

    De se tasser ou se déformer,

    Elle va le faire maintenant.

    Il existe de fausses métamorphoses

    Pour cacher les marques du temps

    J’aurais peur qu’elles osent

    Toucher mon coeur resté enfant.

    Sans ces marques du temps,

    Je ne serais pas comme je suis,

    Elles sont mes marques de vie.

    Faites, d’amour, de pleurs et de sentiments,

     

    Ces petites rides visibles au fil des ans

    Que mes petits-enfants caressent

    Ne m’inspirent pas de tristesse.

    Elles m’intimident tout simplement.

    Lorsque nous sommes des grand-Mamans,

    Tant -pis si nous ne ressemblons plus aux roses

    L’important étant de ne pas en prendre les piquants.

    C’est dans notre coeur qu’est le vrai sens des choses

    Elvane -Janvier 2005 -



  • Il n'avait que 18 ans.




    Il n’avait que 18 ans.

    Il n’avait que dix huit ans

    depuis quinze jours seulement

    Il voulait le fêter sagement

    Sur une piste en dansant.

    Le couteau tranchant

    D’un récidiviste errant

    En a décidé autrement

    l’égorgeant rapidement.

    Sur le bitume encore brûlant

    Sa gorge s’est vidée de son sang.

    Ce midi il est parti au pays blanc

    Aujourd’hui il est passé au néant.

    Il voulait regarder devant

    Croyant être devenu grand

    Avec ses espoirs naissants

    Il venait d’avoir dix huit ans.

    Il court encore le truand

    Avec son couteau tranchant.

    Il est tombé l’Homme - Enfant

    passé là au mauvais moment.

    Elvane le 29 août 2005

    **Jérémy s’est éteint ce midi à l’Hôpital de Grenoble. **

    **Samedi soir il fêtait ses 18ans**

     

  • Au bout de la Terre,

    .

    Au bout de la terre,

     

    Dans le finistère,

    L’océan devient mystère

    En grand cimetière

    Là bas au bout de la terre.

    Refleurira la bruyère.

    Douceur ouatée

    Sur une mer argentée

    Aurore bleuté

    Au phare de la jetée

    Entend le marin chanter.

    Femme de la mer

    Le vent rend souvent amer

    Vos matins chagrins

    Lorsque les volets ouverts

    Se referment sous le grain.

    elvane 08.2005

     

     

     

     




  •  Toi la vie


    Toi la Vie


    Serais-tu faite seulement de sables mouvants
    Toi qui entremêle rires et larmes trop souvent.
    Tu ne nous laisseras même pas le temps
    De comprendre la ronde des printemps.

    Pas la peine de nous acharner à vouloir tout régler,
    La fin est programmée et a déjà posé ses onglets.
    Même en plongeant nos regards au fond de l’océan,
    Nous n’apercevrons jamais l’horizon de ton néant.

    Ne serais-tu faite que de lointains mirages
    Pour ne nous laisser que des coeurs en otage.
    Qu’importe si tu nous a fait tant d’outrages
    Nous ne te quitterons qu’en posant nos bagages.

    Tu te moques bien de nos destins “d’ êtres vivants”
    Tu ne nous a posé là que pour un court moment,
    Juste le temps d’attendre le voyage suivant
    Celui qui nous laissera flirter avec le firmament.

    Nous affirmons haut et fort que tu es éphémère
    Que tu n’es qu’un passage sur la planète terre.
    Mais que savons nous de toute cette atmosphère ?
    Puisque tu restes toujours le plus grand des mystères.

    Elvane 07.2005






  • Magie des points de vie

    Magie des points de vie à l’endroit et à l’envers

    cachant les rangs restés encore des mystères

    Je ne me cognerais pas contre de nouvelles pierres

    je ne laisserais plus au hasard la liberté de tout faire.

    Avec les fils multicolores de tous les jours

    Je ne me tromperais jamais plus d’Amours

    J’en imposerais toujours de bien jolis détours

    En en déterminant de tendres contours..

    Je ferais toujours et encore une place de choix

    Aux sentiments emprunts de petites joies

    ne laissant plus jamais la vie me guider sa loi,

    Pour me pousser à faire parfois n’importe quoi.

    Décidément, je paierais volontiers très cher

    Pour re-tricoter ma vie sans aller de travers.

    Je prendrais l’aiguillée d’une année à l’endroit

    La suivante se dessinerait à l’envers cette fois.

    ELVANE **06.2005**