• Emotion



    Emotion

    A la cueillette de tes mots “tendres bouquets”.
    Lorsque j’entends ta voix douce comme une rose,
    Un étrange frisson sur mon cou se dépose.
    Tu es mon émotion, saurais-tu l’expliquer ?


    Ton sourire envoûtant , que je n’ai pu manquer.
    A ôté ma torpeur sans que je m’y oppose.
    Tu as su concocter l’amour en mini- dose.
    Nectar qui a glissé sur mon coeur paniqué.


    Nous avons réveillé sans autre condition
    Une lumière en nous , cousine de passion
    Pour matins douceurs et duo de voix câlines.

    Si la réalité de nos sentiments purs
    Devenait “émotion pour histoire divine“,
    Saurions nous éviter les aléas impurs ?


    elvane **09.11.2005**

  • Si j'avais pu être un peu elle ?

     


    Si j'avais pu être un peu Elle ?
    ****

    Si je pouvais, si j’étais Elle,
    Pour toi j’irai Cueillir les fleurs
    Avec amour et en douceur,
    Je t’en peindrai une aquarelle.

    Si je pouvais, si j’étais Elle,
    Je me pendrai là sur ton coeur
    Pour te donner tout le meilleur
    Je poserais des nuits dentelles.


    Si je pouvais , si j’étais Elle,
    Chaque matin serait bonheur.
    Partirais-tu vers ton labeur
    Un peu vite ou à tire d’aile?

    Si je pouvais , si j’étais Elle
    Je te dirais de n’avoir peur
    Que de la mort ,et du malheur
    Te murmurant “La vie est belle” ?

    Si j’avais pu être un peu Elle
    Aimerais tu sans aucun heurt
    Celle venue comme d’ailleurs
    te faire croire à la vie pastelle?


    elvane**26.03.2006**

  • Au pied d'un réséda

    Au pied d'un réséda

     

    Il me faudra trouver l'ombre d'un réséda
    Je crois en avoir vu au joli pédoncule
    Le long d'une maison où il court et ondule.
    Il est si beau ma foi pour les yeux d'un lampda.

    J'en ai vu s'arrêter et poser leur barda
    Près d'un citronnier vert à l'odeur acidule
    Même qu'un jour d'été un homme ventricule
    Assis près du portail imitait Dalida.

    Je ne comprenais rien, moi pauvre bureaucrate
    Qui ne sait même pas où se trouve l'Euphrate.
    J'ai passé mon chemin comme toujours nu pieds.

    Je me suis bien cognée, j'ai eu un hématome.
    Est-ce si important ? j'hurlais au monde entier
    Qu'auprès des résédas c'est l'amour qui embaume.

     

    **elvane **13.06.2005**

  • A l'ombre

     

     

    A l'ombre

     

    A l’ombre de ta peau je me suis allongée

    En voulant me baigner à l’onde de ton cœur

    J’ai pris à la rosée de tes mots la fraîcheur

    J’ai nagé jusqu’à toi dans la nuit étoilée.

     

    Au soleil de ta voix, m’a vie s’est colorée

    A la teinte d’amour en arc aux mil couleurs.

    Sur moi il s’est posé des pétales de fleurs

    La clarté de tes yeux m’a vite réchauffée.

     

    L’ébène de tes cils a balayé mes craintes

    Avec légèreté sur mes joues se sont peintes.

    Les nuances rosées de mon trouble caché

     

    Ton souffle si léger sur moi s’est fait caresse

    De mes réticences,  je ne suis plus maîtresse

    Contre toi enlacée, je peux me reposer.

     

     

    Elvane**21.02.2006**

  • Réveil

    Réveil
    Je croyais ma tristesse oubliée.
    C’était bien présomptueux ce pari
    D’occulter à mon coeur ses débris
    Me moquant de son ombre endeuillée.

    Ce matin, je me suis réveillée
    Le coeur sourd teinté en vert de gris.
    Dans la nuit , sans raison, ça m’a pris
    Des questions impromptues m’ont noyée.


    Rendormie, j’ai compris que ma faute
    Ne tenait qu’a un fil. Pour qu’il l’ôte
    Le soleil caressait mon coeur lourd.

    Un matin sans éclat loin du rêve
    Sensation d’un réveil un peu gourd
    C’est l’écho d’une nuit bien trop brève.


    elvane **19.03.2006**

  • J'aime Paris




    Jaime Paris.

    J’aime Paris avec ses bords de Seine
    Sur tous les ponts passent les amoureux
    Sur le Pont Neuf c’est l’amour qui entraîne
    Main dans la main ceux qui s’en vont par deux.

    Sous un ciel bleu coule le fleuve soyeux
    Au fil de l’eau les rêves se promènent
    Au pont des Arts les peintres sont heureux
    J’aime Paris avec ses bords de Seine..

    Lumière bleue et ambiance sereine
    Glissent bateaux sur fleuve capricieux
    Paris la nuit se fait ville mondaine
    Sur les ponts passent les amoureux.

    Sur tous les bancs on se réchauffe un peu.
    Bouquiniste aux boites de livres pleines
    De mil trésors aux titres merveilleux
    Sur le Pont Neuf c’est l’amour qui entraîne.

    De Charenton en passant par Suresnes
    De pierre, De fer, les ponts sont majestueux ,
    L’été, l’hiver vous trouverez sans peine
    Main dans la main ceux qui s’en vont par deux .

    J’aime Paris.

    elvane**18.03.2006**

  • Coeur emmuré

    Coeur emmuré.

     

    Il y avait longtemps que j’avais déposé

    Larmes et sentiments au fond d’une panière

    Je n’osais même plus en faire une prière.

    Je m’étais enfermée chez les désabusés.

     

    Pour ne plus y penser, mon coeur s’est emmuré

    Mon sang est devenu une froide rivière.

    Qui donc aurait porté sur moi une lumière ?

    Les temps morts ont passé et se sont succédé.

     

    Peu à peu j’ai perdu la force d’espérer.

    Ne laissant à la vie qu’un souffle saccadé.

    Que ferais-je demain sur cette fichue terre ?

     

    Sur mes lèvres palies et mon coeur délavé

    Le soleil est entré par un bien grand mystère.

    La vie m’est revenue, j’ai senti ton baiser.

     

    elvane**17.03.2006**

  • si je savais

    Baiser du Soleil sur la Reine d'Ivoire dans son Bain de Miel.

     

    Si je savais

     

    Si je savais écrire et broder un poème
    Je prendrais un fil d’or et du bel organdi
    Un joli parchemin couleur ocre ou candi
    Avec des points sucrés je t'écrirais “je t’aime“.

    Si je savais aussi dessiner sans problème
    Je prendrais un crayon et du papier bleu- gris
    Pour en faire un tableau couleur de paradis
    J’y poserais nos coeurs pour en faire un diadème.

    Si je savais chanter sur l’air de la bohème
    Un Opéra pour toi. Je choisirais Paris
    Pour dire au monde entier que mon coeur est guéri
    Puisqu’ à nous deux la vie ne semble plus la même.

    Je n’aurais plus jamais peur de cet anathème
    Qui m’avait enseigné que l’amour est maudit.
    je saurais décrypter ce qui n'est jamais dit
    Sans avoir le besoin d’en faire un théorème.

    Si je savais écrire et broder un poème
    Je prendrais un fil d’or et du bel organdi
    Un joli parchemin couleur ocre ou candi
    Sans ne plus hésiter je te dirai “je t’aime“.

    elvane**15.03.2006**
     

  • LE CLOWN S'ENDORT

     
    LE CLOWN  S'ENDORT

    Sous le grand chapiteau ce soir le clown s'endort
    Le cirque s'est éteint, la musique s'est tue
    Pour ne pas déranger son départ pour les nues.
    La roulotte est fermée, la vie est au dehors.

    Singulière façon de changer de décor.
    Son rire a disparu, la toile est descendue.
    Etrange destinée pour l'homme aux mil tenues.
    Qui part sans un rappel jusqu'à son dernier port.

    Demain matin la bas, le cirque s'en ira
    Plus de clown déguisé. Qui le remplacera ?
    La magie est partie au milieu de la nuit.

    Pour donner à nouveau le sourire aux enfants.
    Sur la piste endeuillée un gentil clown tout blanc
    reprendra la chanson en souvenir de lui.

    elvane**05.03.2006**

  • Ne rien abîmer

     

    Ne rien abîmer

     

    Sous le soleil brulant d'un matin de juillet,
    L'été s'est déposé en parfum de délices.
    Il planait dans le ciel des ondes protectrices.
    Douce aurore levée pour nous émerveiller.

    Le vent a caressé le mois de février
    En météo bonheur aux formes de calices.
    Des giboulées d'amour sont tombées en prémices
    Sous un souffle léger venu nous réveiller.

    Qui pourra dire à Mars d'avoir la volonté
    De laisser l'air ambiant chargé de volupté
    Changer notre regard en un arbre de vie ?

    Tout au long de l'année, saurons-nous prolonger
    Ces désirs amoureux qui nous donnent l'envie
    De rêver à demain sans ne rien abîmer ?

    elvane **03.03.2006**