• L ' AMOUR PIEUVRE

    amour pieuvre

     

    L'Amour Pieuvre

    L’amour est une pieuvre aux larges tentacules

    Sentiment sans appel brûlant comme un tison

    Il nous transporte un jour puis craint la trahison

    L’amour est un tyran pour qui des coeurs basculent.

     

    La jalousie s’infiltre en venin ridicule

    Ne laissant entrevoir aucune guérison

    Elle nous tétanise à perdre la raison

    Elle souffle en tourments, jamais ne capitule.

     

    L’absence se vit mal, le silence est trop lourd

    Bonheur fragilisé  pour un dialogue sourd

    La passion se transforme en horrible vampire.

     

    L’amour, la jalousie l’absence et la passion

    Sont des alliés maudits qui mènent vers le pire

    La pieuvre étouffera la vie sans compassion. 

     

    Elvane**30.06.2007**

  • Haïkus d'été

    Haïkus d'été

  •  Je n'écris plus (à la façon de J.du Bellay)

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    Je n’écris plus

     

    Je n’écris plus en larme à l’enfant des nuages.

    Je n’écris plus la mort, elle m’a fait trop mal,

    Je n’écris plus l’enfer, il s’est fait tribunal,

    Je n’écris plus à l’Ange, il ressemble aux mirages.

     

    Je n’écris plus décembre, il faut tourner la page,

    Je n’écris plus mes cris à l’écho animal,

    Je n’écris plus ma peine au passé infernal,

    Je n’écris plus au ciel. Je n’ai plus de message.

     

    Je n’écris plus hier au fil du temps qui fuit,

    Je n’écris plus demain puisqu’ est tombée la nuit,

    Je n’écris plus pour celle à la vie éphémère.

     

    Je n’écris plus mes peurs, elles ont disparu,

    Je n’écris plus d’ultime et trop vaine prière,

    Je n’écris plus mais songe au destin imprévu.

     

    elvane ** 23.06.2006** 

    A la façon de J. Du Bellay

  • Soleil de juin




    Soleil de Juin

    Ce jour là, plus question simplement de poème.
    Sous le soleil de juin enfin je découvrais
    Le plus beau des cadeaux, l’homme dont je rêvais.
    Il a fallu du temps pour lui dire « je t’aime ».

    C’est avec son regard qu’il a su sans problème
    Extirper la torpeur d'un coeur à colmater.
    Son sourire charmeur n’a pu que m’envoûter,
    A l'écho de sa voix ma vie n’est plus la même.

    Il sait être patient, attentif et aimant,
    Je pourrais décliner bien d’autres compliments,
    Je ne lui ai jamais trouvé la moindre faille.

    Vous devez vous douter combien à lui je tiens
    Il s’applique à guérir mes plaies vaille que vaille.
    Sont endormis mes maux. Mais qu'advient-il des siens ?


    Elvane**19 juin 2007**

  • Mes yeux ont le teint gris,

    mes yeux ont le teint gris

     

  • EN DEFI

     

    amoureuse feuilles

     

    En défi

    Pauvre coeur qui balance au fil de mon ennui

    Tu aimerais pouvoir chasser cette distance

    Qui s’amuse à narguer avec grande insistance

    La maladie d’Amour qui s’installe sans bruit.

     

    Sur le temps qui s’égrène et le jour qui s’enfuit

    Cachée sous une larme au chemin de l’errance

    La tristesse dépose une ombre d’insolence

    Sur l’absence enfantée au silence des nuits.

     

    Pauvre coeur réfugié en tes pensées lointaines

    Il faut te résigner à passer la semaine

    Suspendu au cristal du timbre de sa voix.

     

    Sur le temps prometteur d'un malaise d'attente

    J’ai lancé en défi sans lui laisser le choix

    De changer en espoir cette douleur latente.

     

    **elvane 09.06.2007**

  • La roseraie

     

    GlenNevisrosiers

     

    La roseraie


    Aux larmes de mon coeur que nul mouchoir n’essuie
    Les roses du jardin se prennent à pleurer.
    Pétales embaumés se sont changés en pluie
    Sur l’iris de mes yeux au vert décoloré.

     

    Un peu de jalousie, l’absence qui ennuie
    Ne terniront jamais l’amour démesuré.
    Inutile d’en faire un nuage de suie
    L’averse de mes pleurs semble encor l’ignorer.

     

    Sur nos nuits épicées aux senteurs Romarin

    Une ondée ne saurait transformer en chagrin
    Les sentiments tissés sous nos draps de dentelles.

     

    Bel Amour redis-moi être un protège cœur
    Étouffant le roncier des passés infidèles
    Que tu as transformé en roseraie bonheur.

     

    elvane**31.05.2007**

  • TE SOUVIENS-TU?


    Te souviens-tu ?

    Petit ange caché au fond de l’univers
    Douce et brune fillette à la pupille sombre
    Puisque tu es perdue au village des ombres
    A quoi me sert-il donc de t’écrire ces vers ?

    Petite fleur coupée par une nuit d’hiver
    Je veux écrire encor lorsque mon âme sombre
    Qu’en un instant la vie est devenue décombre.
    Elle a voulu tourner les étoiles à l’envers.

    Petite enfant qui manque au soleil de la terre
    Dans ton jardin fleuri au nom de Paradis
    Te souviens-tu toujours de la fête des mères ?

    Petite Libellule aux ailes éphémères
    Comment te remercier d’avoir mis la lumière
    Sur le chemin d’Amour que tu m’avais prédit.

    elvane**03.06.2007**

  • A l'endroit, A l'envers,

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    A l’endroit, à l’envers.

     

    Grâce aux alexandrins il s’est tiré un trait

    Sur traîne de sevrage et mots qui interrogent.

    La page est bien tournée, nos passés se dérogent

    Laissant à l’avenir des lendemains discrets.

     

    Filigrane en rubans ou bien tableaux abstraits

    En coussins d’émotion vers nos soupirs“ My Love”

    Nous les avons cachés au creux de notre alcôve

    L’envers d’alexandrins voilera nos secrets.

     

    Nous saurons transformer la plume du poète.

    C’est l’envers qui fera l’écriture désuète

    D’une muse amusée qui dessine l’amour.

     

    A l’endroit son silence éteint la maladresse

    A l’abri des regards, elle écrira toujours.

    L’envers a protégé ses poèmes “tendresse” .

     

    elvane **31.05.2007**